Économiste de la construction en libéral, secteur de Marne-la-Vallée
Mylène Delvaux
Je ne vends aucun travaux et je n'en réalise aucun. C'est ce qui me permet de dire ce qu'un devis vaut.

Depuis une vingtaine d'années, je métre, chiffre et vérifie des travaux de second œuvre pour des particuliers et des conseils syndicaux de l'est francilien : peinture et revêtements muraux, revêtement de sol, ravalement de façade, entretien de boiserie, isolation, cloisons et plâtrerie.
Mon travail quotidien consiste à lire trois devis posés côte à côte et à dire lequel est réellement le moins cher, ce qui n'est presque jamais celui qui affiche le plus petit total. Je vois passer les prix réellement pratiqués sur la zone, je sais quelle commune impose une teinte de façade et laquelle ne regarde rien, et je sais quel poste un devis oublie systématiquement de chiffrer.
J'écris ici comme je parlerais à un propriétaire qui vient de recevoir trois devis et qui ne sait pas par quel bout les prendre : j'ouvre le document, je pointe la ligne qui pose problème, et je dis pourquoi.
20 ans de chiffrage en second œuvre 50 km autour de Collégien 6 lots de second œuvre suivis
Ce que je regarde en premier sur un devis
- L'unité de chaque poste, la préparation d'un support se facture au mètre carré de mur traité, pas au mètre carré de pièce. Quand la quantité est calée sur la surface habitable, il y a un écart de deux à trois fois, et personne ne l'a vu.
- La ligne « préparation des supports, forfait », sans surface ni nature de traitement, c'est le poste le plus élastique du devis, et c'est celui qui absorbe les dépassements. Je demande sa décomposition avant tout le reste.
- L'état du support constaté, un mur qui farine sous l'ancienne peinture n'accroche pas une finition neuve. Si l'état n'est pas écrit, l'aléa arrive en cours de chantier, sous forme d'avenant, au moment où le propriétaire n'a plus le choix.
- Le poste de dépose et d'évacuation, déposer, protéger, nettoyer et évacuer représente un temps réel. Quand la ligne n'existe pas, soit elle est absorbée ailleurs, soit elle reste à la charge du client sans que ce soit dit.
- La planéité avant la pose d'un sol, c'est elle qui déclenche ou non un ragréage. Un ragréage non anticipé impose un séchage non compressible et décale tous les lots qui suivent.
Son périmètre, et ses limites
Ce qu’il traite
- Le chiffrage et le métré des lots de second œuvre
- Les pièces contractuelles : devis, avenants, échéancier, réception et réserves
- L'état des supports et ce qu'il impose comme préparation
- Les systèmes de façade et leur compatibilité avec le support existant
- Les revêtements muraux et de sol, l'isolation intérieure et les cloisons
- Les règles communales de ravalement et d'aspect extérieur, vérifiées à leur source
Ce qu’il ne traite pas
- La décoration, le mobilier, les styles et les tendances
- Le gros œuvre, la charpente et la toiture
- La performance énergétique globale et les dispositifs d'aide à la rénovation
- Le droit de la copropriété et la répartition des charges entre copropriétaires
- Les tutoriels de pose : ce site s'adresse à qui fait rénover, pas à qui rénove
- Tout litige engagé, qui relève d'un conseil qualifié et non d'un chiffreur
Sa méthode
Indépendance et corrections
Je ne vends aucun travaux, je n'en réalise aucun et je ne mets en relation avec aucune entreprise à titre de mandataire. Aucun chantier ne se vend sur ce site, aucune entreprise n'y est placée.
Quand une page comporte un lien commercial, la mention figure en texte au-dessus du premier lien concerné. Les pages de relevé de prix n'en comportent aucun, sans exception : c'est la condition pour que le relevé garde une valeur.
Ce site est un média indépendant. Il n'a aucun lien, aucune continuité et aucune relation de succession avec l'entreprise qui a exploité ce nom de domaine avant lui. La méthode complète est détaillée sur la page méthodologie des relevés.
